Je suis traînée jusqu’à une cellule au sous sol et un garde reste à l’entrée du couloir.
Je dois me dépêcher de sortir de là.
Les barreaux sont trop solides pour que je puisse les tordre mais le cadenas me semble plus fragile. Je le saisis dans mes mains et active mon pouvoir de feu.
Il faut de longues minutes pour qu’il devienne assez malléable pour l’ouvrir.
Malheureusement, la porte métallique grince quand je l’ouvre. Le garde se retourne et dégaine sa hache en m’ordonnant de retourner dans ma cellule
Je ne vois pas d’autre choix que de l’affronter.
Ce soldat a plus d’expérience que je ne le supposais. Alors que je plonge pour esquiver ses moulinets de hache, il m’allonge un coup de pied, me projetant contre la porte de la cellule. Je n’ai pas le temps de me redresser. Il m’attrape par le col.
Je dégaine mon poignard au moment où il me relève et vise sa gorge. Au même moment, il me projette dans la pièce. Je me dresse comme un ressort. Nous nous faisons face.
Les armes s’entrechoquent quelques fois avant que je ne parvienne à le frapper au crâne. Je profite du fait qu’il soit sonné pour passer derrière lui et lui mettre mon poignard sous la gorge.
– Écoute moi maintenant. Lance ton arme loin de toi.
Il s’empresse de le faire1.
– S’il vous plaît, je viens d’avoir une petite fille, je fais que mon travail. Je veux pas mourir.
– Obéit. Et tu vivras … peut être.
– Oui. Oui. Tout ce que vous voudrez.
Il m’apprend qu’il y a beaucoup de gardes à l’intérieur de la forteresse.
Je récupère mon épée et avise une grande cape à capuche dont je me couvre complètement. Je lui ordonne ensuite de m’escorter jusqu’aux appartements de ses maîtres.
Avant de sortir et de rendre la hache à mon guide, je le mets de nouveau en garde : il sera le premier à mourir si j’ai le moindre soupçon à son encontre. Nous sortons de la prison et parcourons les couloirs.
Nous arrivons sans encombre jusqu’aux appartements principaux.
Alors que je m’approche de la porte, il fait un mouvement pour m’en empêcher.
– Vous comptez les tuer ?
– Non. Je ne vais même pas entrer.
– Alors, pourquoi …
– Tu poses beaucoup de questions.
Je l’écarte fermement et m’approche de la porte.
– Surveille que personne ne vient. Et parle moi de ceux pour qui tu travailles.
Il se recule et se met en faction à coté de la porte.
– Ce sont des marchands pacifiques. Ils cultivent et ils vendent. Je n’ai jamais gardé d’autres criminels que des voleurs.
Je pose le parchemin sur la porte.
– Celui dans la cour est un voleur aussi ?
– Oui.
– Qu’est ce qui va lui arriver?
Je suis le tracé du sort d’un doigt en murmurant la formule apprise.
– Il va être livré aux fermiers dans quelques jours. Il travaillera pour réparer sa faute.
La parchemin se fond dans la porte. Le soldat n’a rien remarqué.
– Partons ! Mène moi au verger.
Il obtempère visiblement soulagé que je m’éloigne des appartements.
Nous passons encore de longues minutes dans les couloirs. Quand soudain, un tremblement secoue le bâtiment, suivi de cris et de cors d’alarme.
Zut. Le piège à été activé beaucoup plus tôt que je ne l’espérais. Je m’élance en avant, laissant la cape dans les mains du soldat quand il tente de me retenir.
J’espère que la sortie est proche.
J’ai fait un jet opposé pour savoir s’il acceptait de se rendre ou non. Il a obtenu 1 et moi 30 grâce à des dés explosifs. J’ai décidé qu’il ne m’opposerait plus aucune résistance. ↩︎