Je vois 5 grosses oies marchant dans la plaine (au sud-ouest). Elles semblent chercher de la nourriture en promenant leurs têtes près du sol, sauf une qui regarde autour du groupe. Quelques étincelles violettes sortent de leur bec. La vigie du groupe commence à émettre des sons qui ne semblent pas amicaux quand elle me repère.
Je n’ai pas envie de les blesser, mais je ne suis pas sûre qu’elles soient très amicales.
Je crée un cercle de feu autour de notre position dans le but de les décourager.
Le chant de la vigie change et le groupe bas en retraite.
Après ça, la nuit est paisible.1
Le lendemain matin, je suis déjà réveillée depuis un moment - c’est étrange de se réveiller avec le soleil - quand un bruit de course se fait entendre.
Je vois débouler la léonine de la veille. Elle parvient à m’apostropher malgré son souffle court.
– Hé la cornue. Hier soir tu es sortie d’où ?
Surprise, je cligne des yeux, avant de lui montrer la trappe. Elle l’ouvre et jette un œil à l’intérieur.
– C’est risqué ?
– Normalement les zombies sont toujours en cage dans la première salle, dans la seconde, personne. Attention aux puces dans la bibliothèque, et il y a aussi des fantômes qui se baladent. Je ne suis pas allé de partout.
Elle est très surprise par mes propos. Elle crache une fois de plus par terre avant de commencer à descendre l’échelle.
– Merci pour les conseils. Si on te demande, je suis parti vers le bois. Tu me rendrais un fier service.
Je jette un œil à la course du soleil.
– Je pars dans peu de temps, mais si je peux c’est ce que je dirais.
– Merci cornue. Porte-toi bien.
Elle referme la trappe sur elle. J’y replace quelques pierres pour qu’elle ne soit pas trop visible.
– Drôle de personnage …
Je m’éloigne un peu des ruines, si quelqu’un arrive, je n’ai pas envie qu’il me questionne sur le prisonnier. Je n’attends que quelques minutes avant qu’un soldat à cheval sorte de la ville et s’arrête à mon niveau.
– Bonjour, vous auriez vu une léonine en fuite par ici ?
– Bonjour monsieur. En fuite, vous dites ? J’en ai croisé une il y a peu de temps qui allait par là.
Je lui montre la direction du bois.
– Hum, attendez. Je vous connais vous. Vous étiez là hier quand tout s’est effondré.
Je retiens une grimace.
– Je venais tout juste d’arriver quand ça s’est produit. J’ai essayé de sauver un des vôtres pris au piège d’ailleurs.
– On vous croyait morte, ou pas loin.
– Je me suis réveillée peu après le coucher du soleil et j’ai mis une bonne partie de la nuit pour me dégager de cet endroit.
Il grogne pour toute réponse puis m’ordonne de me rendre à la garde de Bourg de Tête afin que soit éclaircie mon implication dans les évènements de la veille. Avant de repartir au galop, en direction de la forêt.
Je soupire de soulagement en le voyant s’éloigner. Surtout quand je repère un portail en train de se former. Plus le temps de s’attarder. Je dois rentrer.
Je remets debout sans ménagement le prisonnier et le traîne jusqu’au portail.
– Crois moi, tu vas regretter de m’avoir mise en colère, assassin.
Et je l’expédie d’une tape dans le dos à travers l’ouverture, avant de passer moi-même.
Le temps de cligner des yeux et je suis de retour dans ma cellule.
récupération de la moitié des PV maximum. Je garde l’état secoué qui prend plus de temps à se “soigner”. ↩︎