Nous courons à travers les couloirs. Malheureusement il connaît les lieux, ce qui n’est pas mon cas. Juste avant qu’il ne me rattrape, je lui lance le sort de peur. Il s’enfuit en sens inverse en criant. J’en profite pour continuer au pas de course mon chemin.
Je débouche dans la cours par laquelle je suis entrée. Elle est à présent désertée. Au premier abord je ne vois rien que je pourrais mettre contre le mur pour m’aider à grimper. Mais peut-être que le prisonnier peut m’aider ?
Je m’attaque à l’anneau qui maintient la chaîne au mur. Nous tirons, le prisonnier et moi, sur la chaîne de toute nos forces. Le crochet s’écarte doucement, il nous faut bien deux longues minutes d’efforts avant de pouvoir en retirer la chaîne.
Je l’aide à grimper sur le mur. Il enroule la chaîne autour de la branche pour qu’elle me serve d’appui pour escalader à mon tour.
Des soldats surgissent dans la cours. Je parviens en haut juste au moment où le premier arrive au pied du mur.
J’aide le prisonnier à se défaire de la branche et nous sautons dans le verger.
Nous fuyons chacun de notre coté.
Je n’aperçois aucun garde et le portail est déjà réactivé.
Je prends une grande inspiration avant d’en franchir le seuil. Il est temps d’aller faire mon rapport. Un clignement d’œil et je suis de nouveau dans ma cellule.
Personne ne m’attend de l’autre coté des barreaux pour une fois. En revanche j’entends beaucoup de bruits et de pas lourds venant de l’étage au dessus du mien.
J’apprendrais quelques heures plus tard que le déclenchement du piège à aussi pris mon maître au dépourvu et que ces troupes n’étaient pas encore toute à fait prêtes. Heureusement, la prise a été une réussite, alors je ne suis pas châtiée pour avoir mis en péril son plan.