– Hé étrangère, pourquoi tu ne passerais pas ton chemin et nous laisserais gérer ça comme ça nous convient ?

À la façon dont la foule s’écarte sur son passage, l’homme a l’habitude d’être obéi ici. Pourtant, nulle étoile de shérif sur son torse. Il n’est clairement pas du côté de l’indien. Il est seul, mais porte des armes à la ceinture.

Je lui explique que je sais comment être certain que l’homme est coupable. Il ne répond pas et aucune personne dans la foule ne fait le moindre geste.

Je me tourne vers la femme.

– Si vous voulez, je l’emmène loin de Silvercross. Il ne pourra plus vous nuire.

L’homme ne bouge toujours pas, mais la femme me répond du bout des lèvres qu’elle préférerait qu’il soit pendu. Je ne peux clairement pas les laisser faire ça. Je tente de convaincre la foule que condamner un homme pour une affaire aussi grave sans procès n’est pas bien. Et que pour un tel crime il faut un homme de Dieu compétent, qu’en tant que chasseur de prime assermentée j’en connais un et que je lui amènerais leur prisonnier afin qu’il soit jugé devant le regard de Dieu.

Mon discours ne les fait pas changer d’avis sur leurs projets.

Après de longues minutes où personne ne bouge. Je choisis d’agir. Je prends discrètement mon fouet à ma ceinture en poussant l’ indien vers Rocket.

– On ne va pas vous déranger plus longtemps mesdames, messieurs.

En réponse, plusieurs hommes tirent leur pistolet et nous visent.

Je me place entre l’indien et eux. Rocket commence à piaffer. Il n’est pas très à l’aise non plus.

– On n’est pas obligé d’en arriver là, messieurs. Laissez-nous partir et on ne reviendra pas.

Là encore aucun d’entre eux ne bouge.


Notes de fin de partie

On apprend de ces erreurs. Pendant cette partie, j’ai souvent posé la question “Est-ce que l’homme ou la foule font quelque chose ?” et comme vous l’avez lu, j’ai souvent eu des “non”. Je ne savais pas trop quoi faire ensuite. J’aurais plutôt dû poser des questions comme “Est-ce que l’homme sort un de ses pistolets et nous vise ?” ou “Est-ce qu’il donne l’ordre de nous capturer ?” en cas de “non” je pouvais en déduire qu’il en restait aux menaces verbales pour le moment. Voir ne pas poser de question et appliquer le comportement le plus logique à la scène.